SURF : Ma rencontre en Californie avec Pauline Ado et Johanne Defay

Quelques jours avant le Roxy Pro en France, Le circuit mondial ouvrait la porte de la Californie aux françaises Pauline Ado et Johanne Defay avec le Swatch Womens Pro. Comme j’ai eu la chance d’être du voyage, je vous livre leurs confidences et vous présente le portrait de ces deux super girls!

Swatch Girls Pro France 2014. DSC_0931

Pour la première fois,avec le SWATCH WOMENS PRO, la Californie accueillait du 9 au 20 septembre une étape du circuit mondial féminin en parallèle du circuit masculin, sous l’égide de l’Association Surfing of Professionnals. Deux représentantes françaises, Pauline Ado et Johanne Defay étaient du voyage à Trestles, spot réputé de San Clemente. Cette édition voit la consécration de l’américaine Stéphanie Gilmore, quintuple championne devant sa compatriote Sally Fitzgibbons.

Ces deux surfeuses françaises professionnelles, seules européennes du Women World Champion Tour, ont réussi à intégrer l’élite internationale du surf féminin qui n’accepte que 18 concurrentes en 2014. L’an prochain seules les 10 premières du WWCT, les 6 premières du classement mondial et un joker seront qualifiés pour ce circuit élite. Johanne Defay, classée 10ème au WWCT et Pauline Ado, actuellement 15ème veulent décrocher ce billet.
Pauline Ado a débuté le surf vers l’âge de huit ans : « Dans ma famille, il n’y avait pas de surfeurs mais je vivais sur Hendaye, et comme j’ai toujours aimé le sport, mes amis bodyboarders m’ont conduit naturellement vers le surf »
Johanne, a toujours été attirée par l’océan: « je pratiquais la gymnastique qui répondait à mon besoin de beaucoup bouger mais dont la rigueur m’étouffait, car j’ai toujours aimé la liberté. C’est mon père qui m’a fait découvrir le surf et m’a inscrit au club d’Etang salé les bains sur l’île de la Réunion » »Je surfe chaque jour parfois jusqu’à deux séances et mon entrainement nécessite également une préparation physique importante » déclare Johanne. Pauline « prévoit bien évidemment beaucoup de temps dans l’eau mais également un complément de séances en salle basée sur le crossfit, le travail cardio ainsi que des exercices d’équilibre et de pliométrie ». Elle est accompagnée dans son parcours par Patrick Florès qui encadre en équipe de France et Yann Martin du team Rip Curl qui soutient également Johanne sur de nombreuses compétitions : « mon staff composé de Joël Hauss, préparateur physique, Nicolas Conradi passionné de surf et Simon Paillard, coach en préparation mentale est volontaire et ne peut me suivre dans mon programme de compétition faute de moyens financiers ».Les surfeuses doivent organiser leur encadrement de façon autonome. Le soutien de leurs proches et la façon dont elles développent leurs partenariats sont primordiaux pour leur parcours. Être surfeuse ne consiste pas à simplement être une excellente sportive mais il faut savoir conjuguer tous les aspects d’une carrière professionnelle tel un vrai manager sportif polyvalent.

Toutes deux ont le statut en France de sportives de haut niveau mais malgré cela la gestion de leur parcours repose grandement sur leurs épaules. Cette situation ne dérange pas Pauline : « J’aime faire mes propres choix et les assumer, cela me permet également de pouvoir tout vérifier et contrôler ma carrière. C’est une véritable école de la vie, formatrice en compétences et en caractère. »
Le statut de haut niveau permet difficilement de concilier études et sport professionnel, comme le confirme Johanne: « Je m’étais engagée dans des étudeset j’ai du choisir de repousser mes projets en raison de la pratique assidue du surf pour atteindre ce niveau mondial. J’espère pouvoir repartir plus tard sur de nouvelles formations même si j’ignore les avantages que ce statut de haut niveau pourraient me conférer. »

Dans d’autres pays beaucoup plus avancé dans le domaine du surf l’ancrage culturel et le soutien public et privé permet aux surfeuses de vivre pleinement de leurs pratiques. Broddy Carr, ancien président de l’ASP et à présent consultant dans sa propre agence Front Foot Agency précise que « en Australie les surfeuses bénéficient d’aides financières de l État, ce qui explique la domination des australiennes aux côtés d’autres nations fortes dans le circuit ». La création d’un « Surfing Australia High Performance Centre » a été réalisé pour consolider la place de l’Australie en tant que leader mondial du surf.  » A Hawaï, les filles sont dans l’eau des deux ans avec leur famille et le surf fait partie de la culture locale. »

La présence de nos françaises dans ce circuit mondial est la preuve de leur grande qualité sportive et de leur ténacité. Ces filles se forgent par elle-même, poussées par le goût du défi. « Quand j’ai commencé le surf, je voulais réaliser quelque chose d’inédit pour une française: prouver que je pouvais accéder au World tour » et elle a réussit depuis 4 ans après avoir brigué deux titres mondiaux en junior.
Johanne se confie : « sans mes proches je n’en serait pas là, d’autant plus qu’aujourd’hui je n’ai plus de sponsor » mais l’aventurière persévérante et perfectionniste, vit son rêve de surf qui lui permet de s’exprimer la où elle se sent le mieux, dans l’imprévisible océan. « Je le dois aussi à mes capacités d’adaptation dans un mode de vie ou les changements sont permanents, voguant aux quatre coins de la planète ».

Il n’y a plus à douter, avec de telles représentantes et malgré le chemin qu’il reste à parcourir, le surf français féminin a bien l’intention de prendre place forte dans le paysage du surf professionnel. Johanne décroche une belle 3ème place sur ce Swatch Womens Pro à Trestles et Pauline termine 9ème. Même classement piour nos deux françaises sur la compétition suivante  le ROXY Pro France à Seignosse-Hossegor du 23 au 29 septembre. C’est L’australienne Tyler Wright qui a gagné ce tour.

 

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