[Marathon] Mon 1er 42km à 42 ans

Avec ce Récit de mon 1er marathon, Ce n’est pas que de sport ou de préparation physique dont je vais vous parler.

J’ai 42ans, il y a des choses que j’aurais aimé savoir où comprendre il y a une dizaine d’années. Alors à travers mon vécu et mon ressenti j’espère que je pourrais aider certaines jeunes femmes à être libres et heureuses…ce que je suis pleinement aujourd’hui.

10 années de Running et pas un marathon à mon planning! Peut-on vraiment dire que l’on est un vrai runner si l’on a pas dans sa carrière d’athlète épinglé un dossard sur la distance reine du marathon ?

Je pense que la question peut ouvrir le débat mais ce qui est certain c’est que mon horloge biologique de runneuse m’a poussé à enfin aller m’inscrire sur cette distance qui me tentait depuis bien longtemps.

Il y a quelques années je m’étais dit…<je fais un marathon pour mes 40 ans.>

Et mes 40 ans ont passé, et ça semblait être un problème que de pouvoir faire un plan d’entraînement dans mon mode de vie d’alors .

Bien sûr la vie était bien remplie. Entre un travail de cadre, vie de famille, engagements associatifs et sport. Sur ces 10 années de Running, j’ai eu un deuxième puis un troisième enfant, des bobos dont une opération du dos, alors les saisons sportives étaient assez aléatoires…

Et puis voilà les 42 ans sont arrivés, et ils ont effacé mes doutes sur moi même et mes peurs. Pour cela j’ai dû faire des choix difficiles pour me libérer de mauvaises chaînes, et ainsi pouvoir être moi-même, et vivre tel que j’aime.

Et surtout retrouver la confiance en moi qui avait été mise à mal ces dernières années contrairement à ce qui transparaît sur les réseaux sociaux.

S’inscrire sur un marathon, c’est effectivement un choix que l’on fait qui vient traduire notre volonté de vivre pleinement et de se surpasser.

Pour moi c’était aussi comme effacer des années de mauvaise augure…

Ne jamais accepter que quelqu’un vous fasse du mal, et fuir cela, c’est se respecter et grandir.

Il faut du temps et de l’isolement pour se retrouver, se recentrer et des nouveaux projets pour vibrer. C’est parfois difficile à comprendre pour nos proches. Les amis ne comprennent plus notre enfermement salvateur et peuvent être blessés.

Lorsque le mal est exorcisé, et les liens déliés, alors vous pouvez enfin revivre… et la grêle ne pique plus jamais votre peau…

Parlons donc de ce marathon que je voulais faire depuis de nombreuses années…

Ce n’est jamais évident de préparer un marathon, et en réalité aujourd’hui je n’ai pas plus de temps qu’avant.

Mais j’ai la confiance en moi !!! Et ça change beaucoup de choses et vous ouvre un champ des possibles immense!

Je ne vais pas vous décrire en détail mon plan d’entraînement. Je fais du sport régulièrement mais honnêtement en terme de volume je suis bien en-deçà de ce que l’on peut faire lorsqu’on prépare sérieusement un marathon.

J’ai la chance d’avoir croisé sur ma route un ami qui était capable de me proposer un plan sur-mesure avec un maximum de trois sorties Running par semaine dont deux très courte d’une heure mais fortes en intensité et La troisième le week-end plus longue. Ce coach c’est Guillaume qui m’accompagne depuis la naissance de ma dernière petite lorsque j’ai besoin de lui, Il me laisse libre et au repos lorsque j’ai des périodes où je ne souhaite pas m’astreindre à des contraintes sportives .

Je cours également en club depuis 10 ans au Nantes Metropole athlétisme. Et c’est toujours un bonheur et une bulle de rejoindre nos groupes en entraînement.

Depuis environ 18 mois j’ai intégré dans ma préparation du vélo une fois par semaine soit à l’extérieur soit à la maison soit en home traîner, et de la natation une à deux fois par semaine sur des séances très courtes de 30/40 minutes.

La migration triathlète est donc bien efficace depuis ce printemps. Je viens d’ailleurs de prendre ma licence au Triveloce pour progresser en natation et en vélo.

j’ai donc choisi d’aller au soleil pour faire mon premier marathon car je voulais que ce soit quelque chose d’exceptionnel à vivre.

À Palma de Majorque ils annoncent 30° pour ce jour.

Je suis partie avec un meneur d’allure du semi marathon sur un rythme de 3h20.

Entre le kilomètre 7 et le kilomètre 15 j’ai eu quelques moments où j’étais contente mais le rythme m’endormait vraiment. Heureusement que j’avais ce meneur d’allure avec moi pour me raisonner et je suis restée avec lui jusqu’au 18e km pour ne pas me griller de suite.

Je m’étais mis en tête que mon marathon commençait vraiment au 21eme km car il y a encore deux mois je n’avais jamais couru plus que cette distance.

Je suis passé au semi en 1h39.

À partir du 25eme km j’ai commencé à avoir un peu mal à ma cuisse droite, et à partir du 29eme kilomètre je n’ai pas vraiment ressenti de mur, en revanche les cuisses ont commencé à tétaniser au niveau des quadriceps, ce qui est usuellement mon point faible.

À partir de ce moment-là je savais que c’était un combat entre la douleur ressentie et mon mental.

J’ai confiance dans mon mental plus que dans mes jambes, alors je n’ai rien lâché comptant chaque kilomètre qui me restait à parcourir avant la ligne d’arrivée.

Le dernier kilomètre m’a paru interminable.

Et enfin j’ai franchi la ligne d’arrivée en 3h21´51 , j’étais ravie de ce 1er chrono.

10m après la ligne d’arrivée j’ai voulu m’accroupir même les jambes m’ont lâché et je me suis retrouvé à quatre pattes.

J’ai retrouvé sur cette même ligne d’arrivée un homme qui était encore plus mal-en-point que moi, Un grand costaud qui titubait comme s’il sortait de discothèque à 6h du matin.

Je lui ai donné la bouteille d’eau que j’avais et je l’ai aidé à rejoindre les barrières ou un monsieur l’a gentiment pris en charge.

Je n’arrivais moi-même pas à marcher correctement et je ne crois pas que j’aurais pu l’accompagner davantage.

J’ai mis à peu près 30 minutes pour rejoindre le village situé à uniquement 400 mètres.

Et à ce moment alors que je cherchais désespérément mon amie Nathalie qui avait elle aussi couru malgré la chaleur sur le 10 km, je reçois un message de sa part me disant que j’étais attendue sur le podium.

Je ne sais pas comment j’ai réussi à rejoindre ce podium mais quel sentiment lorsque j’ai pu monter sur les marches.

À cet instant je savais que j’avais vaincu toutes les épreuves personnelles que j’avais rencontré. Les larmes de l’émotion ont eu envie de monter mais j’ai pu les contrôler, pour laisser s’exprimer mon sourire …

Je suis marathonienne et je suis vivante !!! Plus que jamais !

Finisher Marathon Palma de Majorque Octobre 2019

3h21’51 – 5ème féminine – 48eme au scratch

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